À retenir

Voici les points essentiels à vérifier avant d’agir. Les modalités exactes peuvent varier selon le lieu du décès et la situation du défunt.

  • À domicile, un professionnel de santé doit constater le décès ; en cas de mort violente ou suspecte, il faut prévenir la police ou la gendarmerie.
  • À l’hôpital ou en Ehpad, l’établissement se charge normalement de la déclaration en mairie.
  • La déclaration de décès doit être effectuée dans les 24 heures.
  • La première journée sert aussi à prévenir les proches et à sécuriser le logement, les animaux et les biens essentiels.

1. Commencer par le constat du décès

À domicile, contactez le médecin traitant ou un service médical afin qu’un professionnel habilité constate le décès et établisse le certificat. Ne déplacez pas le corps et ne commencez pas les démarches funéraires avant ce constat.

Si le décès paraît violent, accidentel ou suspect, la procédure est différente : alertez la police ou la gendarmerie. Une enquête et un obstacle médico-légal peuvent modifier les délais et les possibilités d’organisation des obsèques.

2. Identifier qui déclare le décès en mairie

Lorsque le décès survient dans un hôpital ou un Ehpad, l’établissement effectue généralement la déclaration auprès de l’état civil. À domicile, toute personne majeure disposant des renseignements nécessaires peut la faire ; une entreprise de pompes funèbres peut aussi s’en charger avec un mandat.

La déclaration est réalisée auprès de la mairie de la commune du décès. Préparez la pièce d’identité du déclarant, le certificat de décès et, si possible, un document d’identité ou le livret de famille du défunt.

3. Prévenir les personnes essentielles sans multiplier les appels

Prévenez les membres de la famille et les personnes directement concernées. Désignez si possible un interlocuteur principal pour centraliser les informations : cela limite les consignes contradictoires et les démarches en double.

Notez les décisions déjà prises et les coordonnées des personnes contactées. Cette trace sera utile lorsque plusieurs proches participent à l’organisation.

4. Sécuriser le domicile et les besoins immédiats

Vérifiez les animaux, les clés, les accès au logement, les équipements sensibles et les besoins d’un conjoint ou d’une personne dépendante qui vivait avec le défunt. Il n’est pas nécessaire de trier les papiers le jour même.

Ne résiliez pas immédiatement les contrats du logement. L’électricité, l’eau, le chauffage et l’assurance peuvent devoir rester actifs pendant les obsèques et la succession.

5. Préparer la suite sans tout traiter

Rassemblez simplement le livret de famille, les papiers d’identité, un éventuel contrat obsèques et quelques coordonnées utiles. Repérez aussi les volontés funéraires laissées par le défunt.

Créez une liste en trois colonnes : à faire aujourd’hui, cette semaine, plus tard. Cette méthode évite de confondre les formalités urgentes avec les démarches bancaires, fiscales et successorales qui viendront ensuite.